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Si d’aventure Solidays m’était conté

Rédigé par le Samedi 9 juillet 2011
Catégorie(s) : Coulisses, Equipe, Moments forts





Quatrième fois que j’ai la chance très particulière de participer à Solidays. Y participer en tant que bénévole cette année, en charge de produire avec la petite équipe des contenus photos ou écrits, c’est à la fois grisant et extrêmement stressant.

Parce qu’à Solidays, c’est la fête et en même temps le soutien d’une cause. C’est cette énergie indescriptible d’un peuple qui dans un même souffle réagit avec les artistes. C’est aussi une fougue orpheline qui sait se rappeler que le SIDA tue, toujours. Chaque année, partout. Et même plus agressivement dans certaines zones. Si les armes se renforcent pour contraindre le fléau, celui-ci s’immisce, implacable ennemi, maladie qui pourrait ressembler parfois pourtant à l’amour.

Alors prendre son appareil et shooter, c’est à la fois un peu comme d’habitude et bien mieux que d’habitude. C’est s’assurer qu’à notre micro-échelle, on va pouvoir contribuer à quelques petits paquets de données envoyés pour peut-être  sensibiliser quelqu’un, quelque part, sur son écran ou sur son mobile. C’est regarder, taquin et avec quelques cheveux en moins, les nouvelles figures au milieu des anonymes. C’est forcément faire des comparaisons entre eux et moi « à leur âge », c’est tout de même consolider un bon petit lot d’anecdotes. C’est voir des gens avec qui on ne passe pas le reste de sa vie mais avec qui on apprécie un sentiment finalement rare : qu’on peut être différents et dans des bulles bien à part, et pourtant se réunir ponctuellement pour la même chose.

La chance à Solidays, c’est qu’on croise parfois des gens qui nous marquent à vie. Comme Charles Bradley entre grâce et amour…Ou bien encore Maïtena Biraben, nouvelle ambassadrice de Solidays, qui me chipa mes lunettes de soleil « pour de faux ».

Solidays, c’est aussi la capacité de manger sous un soleil de plomb un sandwich tartiflette. Parce que le samedi, c’est permis. Ce sont des kilomètres de marche-à-pieds, des semelles qui fondent, et la mort assurée des Stan Smith, usées dans la fureur et la poussière des scènes Paris et Bagatelle.

Vers Minuit à Solidays, c’est mettre un casque et s’envoler comme dans une Silent Noise. C’est décharger à 3h du matin les premiers clichés ; maudire le PC dont on a oublié le mot de passe. Répondre à un SMS avec 480 minutes de retard.

C’est aussi mon amour, Solidays.

C’est relire les brochures des associations. Envoyer des emails  par dizaine à la noché.

C’est flipper, le dimanche soir, quand déjà tout s’arrête et redémarre. C’est se demander comment encore une fois le festival et Solidarité Sida nous ont propulsés hors du temps.

C’est simple, Solidays. Un premier rayon de soleil qui débute, et l’envie implacable que ça dure au-delà des 3 jours.

Un big up à l’équipe. Avec cette folle envie de continuer.

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1 commentaire pour cet article


cette équipe de blogueurs, de photographes, de dessinateur, je la  » like « 



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