Se mettre à la place d’un prisonnier avec l’observatoire international des prisons

Rédigé par le Mardi 8 juillet 2014
Catégorie(s) : Animations, Événements





Etre à Solidays, c’est aussi vivre des expériences par l’intermédiaire des associations. Vous pouvez vivre une expérience en aveugle, en fauteuil roulant mais vous pouvez aussi aller en prison. L’OIP (Observatoire International des Prisons) vous fait découvrir une cellule type de prison reconstituée.

Se glisser dans la peau d’une personne incarcérée.

Dès les premières secondes de cette incarcération fictive, vous pouvez sentir l’aspect anxiogène de cette situation. Là, un bénévole de l’association vous explique tout. Pourquoi vous êtes là, est-ce que vous êtes seul ou pas dans cet espace réduit. Il vous annonce que vous pouvez vous retrouver jusqu’à 6 personnes dans un espace de 12m2. Pour mieux vous rendre compte, la prochaine fois que vous prendrez le métro, levez la tête et regardez les panneaux publicitaires 4×3, ils font 12m2 ! Puis imaginez-vous vivre en permanence avec 11 autres personnes sur cet espace.

L’OIP, association indépendante des pouvoirs publics, dresse un état des lieux « et fait connaître l’état des conditions de détention des personnes incarcérées, alerte l’opinion, les pouvoirs publics, les organismes et les organisations concernées sur l’ensemble des manquements observés ».

 

Quel est l’état des lieux en matière d’IST en prison ?

Après avoir posé plusieurs questions aux passionnants bénévoles de l’association, je lui ai demandé : « et au niveau prévention des IST en prison, ça se passe comment ? ». Côté prévention, ça se passe mal. Oui, il y a des préservatifs à disposition, mais dans un espace où l’administration est omniprésente. Ce qui veut dire que concrètement quand vous prenez un préservatif, un agent de l’administration ou d’autres détenus peuvent vous voir. Alors parce que la sexualité en prison reste un tabou, le plus souvent les prisonniers ne les prennent pas. De plus, le déni de l’administration pénitentiaire sur la consommation de drogue en milieu carcéral, n’aide pas non plus (70% des contaminations de VHC se font lors d’une consommation de drogue). La conséquence ? Les chiffres concernant la prévalence du VIH et des hépatites en prison sont 6 fois plus élevés qu’en population générale. La claque !

 

Les prisonniers ont-ils accès à un dépistage du SIDA ?

Le plus souvent, on leur propose un test lors de leur entrée en prison. Souvent, les prisonniers, pour des raisons diverses (le choc de l’incarcération notamment), s’y opposent. On comprend tout de suite la nécessité qu’il y a à proposer des consultations spécifiques pendant toute la durée de la détention. Pour le moment, ce n’est pas encore le cas.

appeladons

Je vous encourage à découvrir cette association et ses actions pour mieux comprendre la situation : site OIP.


Les soeurs de la perpétuelle indulgence nous parlent du droit à la différence.

Rédigé par le Mercredi 2 juillet 2014
Catégorie(s) : Animations, Événements





Cela fait 35 ans que les soeurs militent pour différents droits, dont parmi eux « le droit à la différence« .

Nous sommes au village Solidarité. Il est 16h30, des associations viennent d’entamer une danse au rythme des tam-tams africains afin que chacun se mêle à la bonne humeur. Puis s’ensuit une autre danse, celle de la conviction, des discours qui viennent du coeur. Soeur Salem, du couvent du Nord, anime cette table ronde, les soeurs prennent le micro pour nous parler de ce qui les a amené à rentrer dans les ordres … Dont notamment le droit à la différence.

Pleines de sagesse, elles nous racontent comment leur différence a été perçue, et souvent rejetée, dans leur milieu familial et professionnel. Et quelle voie, elles ont suivi pour vivre cela. C’est indéniablement la voix du coeur. Celle d’accepter ses différences pour pouvoir librement accepter celles des autres. Celle de reconnaître que les différences au sein même du couvent, toutes ces facettes, coexistent et se rassemblent autour d’un même mot : la solidarité.

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Une soeur allemande nous fait part de son expérience et nous a raconté comment la notion de genre est perçue en Allemagne. Les jeunes enfants en questionnement peuvent obtenir le soutien de psychologues. De plus, l’Allemagne, en novembre dernier, a été le premier pays européen à proposer officiellement la possibilité d’inscrire un sexe « indéterminé » sur le certificat de naissance des nourrissons présentant une ambiguïté sexuelle constitutive.

Les soeurs, comme d’autres associations mises en avant lors de cette table ronde, apportent leur soutien à des personnes vivant des situations d’exclusion. Et parce que vivre sa différence est souvent une véritable épreuve, la mémoire de deux jeunes, Peter et Vincent, qui ont récemment mis fin à leur jour a été évoquée avec beaucoup d’émotion.

La parole est donnée à différentes associations, et parce que la différence c’est aussi l’accès au sens, la table ronde est traduite en langue des signes. Nous clôturons cette table ronde en apprenant tous à dire en LSF le mot : amour.

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